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 Satoshi, maître de l'inconscient.

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Satoshi
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En Amakna
Identité: Satoshi-Alydhan
Disciple de: Eniripsa Eniripsa
Cercle: 178eme

MessageSujet: Satoshi, maître de l'inconscient.   2/23/2011, 17:45




Citation :




Citation :
Le jour se levait lentement sur la ville de Bonta, en cette période hivernale les nuits étaient longues et la ville grouillait déjà d’une activité intense, les artisans rivalisant de virtuosité avec les combattants, entrant et sortant de la cité selon l’humeur de Thomas Sacre. La cible se trouvait actuellement à l’atelier des bijoutiers, s’abimant les yeux à tâcher de fabriquer une amulette du Chêne Mou, ses gestes étaient fluides et l’on sentait à le voir ainsi que l’habitude jouait en sa faveur, de temps à autres il repoussait le client qui se penchait par-dessus son épaule pour voir ses avancées. Plus les aventuriers étaient forts moins ils acceptaient d’avoir à attendre plusieurs heures pour obtenir l’objet qu’ils convoitaient depuis des jours. Alors qu’il prenait un bout de bois le disciple d’Eniripsa fit un geste exténué à l’encontre de son client, à trop le surveiller il se produisait l’effet inverse de celui désiré et Satoshi ne parvenait plus à se concentrer. Les minutes passaient, les gestes étaient de plus en plus lents, prévenant ainsi le moindre échec, enfin il tendit l’objet fabriqué à son client et prit un morceau de parchemin à côté de lui avant de sortir de son sac de quoi fabriquer la commande suivante.

Aux environs de midi le maître bijoutier s’octroya une pause, il partit tout d’abord en direction des enclos publics, la foule se massait autour d’eux, chacun essayant au mieux de s’occuper de ses animaux. Devant le monde qui s’agglutinait aux portes le mercenaire soupira bruyamment et se rendit à l’hôtel de vente des ressources où il se renseigna auprès du vendeur avant de revenir mettre en vente plusieurs lots d’une centaine de ressources. Il flâna ensuite dans la cité, s’arrêtant parfois pour tremper le bout de ses pieds dans le cours d’eau qui traversait la cité, ayant sans douté trouvé un coin tranquille il s’arrêta et, les pieds dans l’eau, sorti un sandwich de son sac, le mangeant pensivement en regardant sans les voir quelques aventuriers passer devant lui.

Nul ne sut ce qui le ramena soudain à la réalité, mais il sembla d’un coup recevoir un choc qui le fit se relever, il retourna alors à l’atelier des bijoutiers et reprit son travail aliénant sans prononcer un mot à l’égard des clients qui ajoutaient régulièrement leur nom à sa liste de commandes. Les fabrications s’enchainaient et se ressemblaient, toutes plus lucratives pour l’artisan les unes que les autres, cependant aux alentours de dix-sept heures il décrocha sa liste du mur des artisans et fini rapidement ce qu’on lui avait demandé.

A dix-neuf heures le mercenaire entrait dans la demeure des Selenytes, après avoir salué les quelques personnes qu’il croisa il se dirigea vers la salle des recrutements, une candidature semblait avoir reçu une urne, une lecture rapide, puis une deuxième, plus lente, plus attentive, un vote lancé dans l’urne et un demi-tour, direction les pièces dans lesquelles se déroulaient les quêtes des mercenaires et des candidats, quelques nouveautés lui semblèrent être présentes, mais rien qui ne le concernait vraiment, un rapide coup d’œil à l’atelier des évènements, la porte ne semblait pas avoir bougée depuis la veille, il la poussa cependant pour se donner bonne conscience, rien n’avait bougé dans cette pièce peu éclairée à cause des volets systématiquement fermés pour respect du secret. Deuxième profond soupir de la journée pour le petit être, rien de bien intéressant encore, il entra cependant dans la salle sombre et sorti son deuxième repas de la journée, il n’avait pas envie de manger avec les autres dans la salle de repos, le bruit les lumières… il préférait de loin un repas au calme au milieu des parchemins oubliés. Sans croiser personne il redescendit en salle de permanence et s’occupa alors à orienter au mieux les visiteurs, le plus souvent vers la porte qu’ils venaient de franchir. Il quitta la pièce vers vingt-et-une heure, après avoir pris un contrat pour le lendemain, pour rentrer se coucher dans sa demeure de Pandala, prêt à recommencer le même manège dès le lendemain.

Journée classique, journée d’ennui zélé.



Citation :
Satoshi fut réveillé plus tôt que prévu par un léger bruit à la fenêtre, comme si une branche portée par le vent fouettait les carreaux, peu enclin à se lever à une heure aussi matinale le disciple d’Eniripsa se retourna dans son lit envoyant toutes les insultes qu’il connaissait à la face de l’arbre espérant ainsi sans doute le faire reculer… quel arbre ? Il se leva d’un bond, une main à la recherche de son bâton, l’autre cachant un profond bâillement, autant sur ses gardes que l’on pourrait l’être après une nuit trop courte il descendit prudemment l’échelle, ratant cependant un échelon et s’étalant de tout son long sur le tapis. Il resta allongé face contre terre plusieurs minutes en gémissant des « Je me meurs ! » peu convaincants avant de se rendre à l’évidence, personne ne viendrait le secourir, encore une fois il allait devoir tout faire seul !

Se relevant rapidement il ramassa son bâton qui était tombé à quelques mètres de là et le tendit vers la fenêtre. La ville était encore obscure et l’absence de lune lui offrait un spectacle d’un noir d’encre, maudissant cette fois le manque d’éclairage de l’île il alluma rapidement une bougie et la tendit vers la fenêtre, son arme tremblante pointée devant lui. Ce qu’il vit alors à la lumière vacillante de la flamme le remplit d’un élan de haine irrépressible, un tofu d’une espèce à vrai dire bien laide tapotait énergiquement sur le carreau, une lettre à la patte. Alors qu’il ouvrait la fenêtre pour faire rentrer le messager Satoshi vit dans le regard malin et fourbe de l’animal que c’était le genre de bestiole à adorer mener sa mission à bien quitte à réveiller des gens plus ou moins honnêtes dès quatre heures du matin. Rendant à l’animal son regard noir le mercenaire le jeta dehors après s’être emparé du message, il remonta ensuite à l’étage et jeta le parchemin sur sa table de nuit en s’étalant de tout son large sur la paillasse qui lui servait de lit. Urgence ou non, le sommeil c’est sacré.

Le dormeur se releva le lendemain et descendit rapidement, oubliant le morceau de parchemin qui était tombé à terre, probablement victime d’un sommeil agité. A peine correctement vêtu le propriétaire des lieux parti chercher de l’eau et réaliser une rapide toilette dans un cour d’eau qui passait à proximité de la maison, ce n’est qu’en rentrant chez lui, après avoir mis un peu d’eau à chauffer qu’il se rappela de l’insupportable messager qui lui avait gâché sa nuit bien méritée. Il dut chercher à de nombreux endroits dans l’étage qui lui servait de chambre où il avait mis la lettre, sa mémoire à quatre heures du matin étant généralement peu compétitive. Il retrouva enfin le parchemin encore roulé coincé entre un livre de philosophie et le sol. Satoshi resta songeur un moment, se demandant comment un livre avait pu se retrouver au-dessus d’un objet posé là après lui, il n’avait pourtant jeté aucun livre lors de ses recherches infructueuses, il s’empara du livre, celui-ci possédait un marque-page, curieux le mercenaire l’ouvrit, la page marquée traitait de l’inconscient et de son acceptation par le sujet. Il resta encore quelques minutes à regarder le livre, il n’avait aucun souvenir de posséder un tel ouvrage, la porte avait toujours été fermée et il en était de même pour la fenêtre. Jugeant qu’il avait dû oublier ce livre sur sa table de nuit et l’avoir fait tomber en dormant il le reposa consciencieusement dans la bibliothèque de la petite maison et reporta son attention sur la lettre, premiers grognements de la journée. Son frère lui envoyait son fils malade, l’air de Pandala était vivifiant paraissait-il, le petiot devait suivre une cure à l’hospice de l’île et avait pour ce faire besoin d’un hébergement. Le disciple d’Eniripsa s’assit sur son lit quelques minutes, il n’avait dû voir le petit Yak que trois ou quatre fois dans sa vie, celui-ci étudiait dans une école dans laquelle il dormait et n’était donc que rarement chez son père. Un nouveau regard à la lettre, il allait devoir chercher le colis le lendemain au pont de Pandala, son frère n’avait donc pas les moyens de payer la taxe ? Quelle honte…

Laissant de côté ses déboires familiaux l’aventurier avala une potion de Bonta, une nouvelle journée banale commençait dont la monotonie ne fut rompue que par un affrontement contre le Bouftou royal selon le contrat prévu la veille. Alors qu’il retournait au pays des rêves Satoshi pensait au petit qui dormirait bientôt à cette place, demain serait une journée chargée, il allait devoir nettoyer un peu les locaux, Nasaka n’était pas venue depuis un long moment et certaines mauvaises langues auraient pu dire que ceci était visible de par l’état de la maison, il lui faudrait aussi se préparer un lit, si le jeunot était malade il n’allait pas dormir sur le canapé… Et il pouvait déjà renoncer à passer la journée à Bonta et à Astrub, un enfant ça se surveille. Il s’endormi dans un profond soupir.



Citation :
En oncle indigne la cible se réveilla en retard, les cheveux en bataille il enfila ses vêtements en catastrophe, ouvrant les volets d’un coup de coude bien placé, fichu tofu, c’était de sa faute à n’en pas douter, il ne dormait jamais autant en temps normal, c’était donc l’élément perturbateur de la veille qui était en cause. Il sorti de chez lui en trombe, revenant quelques instants plus tard fermer la porte, et tenta d’aplatir ses cheveux durant le trajet vers le pont. Il arriva sur les lieux une quinzaine de minutes plus tard, l’enfant était là, mais le père avait dû partir et l’avait confié au garde, celui-ci lança un regard éloquent au disciple d’Eniripsa par-dessus l’épaule de la livraison qu’il poussa vers Satoshi alors que celui lui adressait un sourire rivalisant d’amour et de bonté avec le regard précédent. L’enfant ne semblait s’être rendu compte de rien et suivit innocemment son oncle alors que celui-ci tournait les talons dans un geste de profond mépris.

Conséquence de son retard matinal sa chambre était dans un état peu … montrable, heureusement la pièce principale ne lui faisait pas honte et Satoshi demanda à son neveu de l’attendre en bas pendant qu’il allait chercher des draps un peu plus haut, alors qu’il se rapprochait de l’échelle il crut voir le gamin sourire d’un air qui signifiait qu’il avait compris l’embarras de son oncle. Quand partait-il ? Trois jours….

Après un repas relativement simple le mercenaire décida dans un élan de courage de faire visiter la ville à son petit protégé. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on se rend généralement compte qu’il n’y avait rien à visiter aux alentours, la statue de la déesse Pandala, le dojo, la fabrique de chocolat et la bibliothèque visités il n’y avait guère plus grand-chose à montrer. Satoshi se demandait que faire de plus quand le bout de chou lui demanda à voir la mer, un léger sourire apparut sur les lèvres fines du combattant, en bon Sufokien Yak était habitué aux eaux chaudes du sud et la tête qu’il ne manquerait pas de faire au contact de l’eau froide réjouissait Satoshi rien qu’à y penser. Après quelques minutes de marche sous l’ombre protectrice des grands arbres la grimace tant attendue apparut sur le visage juvénile ce qui fit partir le disciple d’Eniripsa dans un grand éclat de rire. La mine renfrognée le garçonnet se tut durant tout le trajet du retour et parti bien vite se coucher alors que l’adulte arrangeait son canapé pour une nuit de sommeil tranquille.



Citation :
La première chose à laquelle pensa Satoshi en se réveillant était qu’il fallait vraiment qu’il installe des volets qui empêchent vraiment le passage de la lumière au rez-de chaussé, la lune avait passé toute la nuit à lui rappeler que, si elle aimait s’absenter les jours où il en avait besoin elle appréciait également le fait de venir l’empêcher de dormir, il avait même déplacé son canapé en plein milieu de la pièce pour subir le moins possible les rayons de l’astre lunaire. Sitôt levé il s’attela à la préparation d’un petit déjeuner digne d’un roi, ou d’un de ses sujets du moins, ce qui n’était pas déjà trop mal puisque l’absence de ce repas ne s’appelait pas « petit-déjeuner », du moins il ne le pensait pas et étant lui-même le penseur de la chose le jeune garçon allait avoir à manger. La préparation était finie depuis plus d’une heure lorsque la personne qui devait en profiter émergea comme une fleur, descendant lestement de l’échelle, après avoir salué son hôte il se jeta sur son repas comme s’il n’avait mangé depuis des jours, Satoshi était pourtant persuadé d’avoir mangé la veille au soir, avait-il oublié de le nourrir ? Il secoua négligemment la tête, bien sûr que non il n’aurait pas pu, si ?

Il était toujours à se poser cette question pour le moins importante alors qu’il regardait le jeune malade sortir de la maison, ils avaient repéré l’endroit où sa cure devait se dérouler la veille et la flemme empêchait le disciple d’Eniripsa de faire le moindre geste pour accompagner son invité, il n’allait pas se perdre et les rues étaient sûres de toute façon, c’est sur cette certitude qu’il avala une potion de rappel, Astrub l’appelait de toute son âme depuis son absence de la veille, arrivé au Zaap il se frotta les yeux, il fallait vraiment qu’il se réveille…
La journée fut des plus habituelles, c’est-à-dire qu’elle se déroula de façon ordinaire jusqu’à la dernière minute et une demande « fermeture de sac » pour clore le tout. La majorité des lecteurs comprendront sûrement cette allusion, mais si mettez-vous en situation, vous arrivez enfin à la fin de la journée, vous n’avez qu’une seule aspiration, rentrer chez vous et, alors que vous rangez vos parchemins dans votre sac un visiteur vient vers vous et vous pose une question dont la réponse n’aurait pas pu attendre le lendemain ni atteindre une autre cible et c’est ce genre de situation qui vous amène à réciter l’histoire du clan ou survoler la majorité des tarifs de donjon pour finir par orienter vers un contrat de récolte, le tout en heures supplémentaires et bon courage pour passer le retard en note de frais !

Lorsqu’il rentra enfin chez lui, avec des envies de meurtres envers les Astrubéens lui embrouillant l’esprit, le jeune garçon venait de rentrer et le regardait étrangement. Sans doute cet estomac sur patte était-il contrarié de ne pas avoir eu son goûter dès son arrivée.


« Oui, oui, je vais te nourrir ne me regarde pas comme ça…
- Ce n’est pas ça…. Tu es mercenaire c’est ça ? »

Satoshi se tut, avait-il ramené du travail à la maison ? Ne pouvait-il donc avoir un instant de temps libre durant lequel il pourrait simplement s’assoir sur le banc devant chez lui, à lire un livre en laissant ses doigts de pied se perdent dans l’herbe fraiche ?

« Oui…
-Et ça consiste en quoi exactement ? »

L’interrogé grogna intérieurement, mais, à la vue de cet être avec lequel il partageait une partie de son sang, à la vue de son air inquisiteur et à la pensée que certains pensaient que le mercenariat était dans le sang ou n’était pas il s’attendrit et fit s’asseoir le jeune garçon avant de lui expliquer tout ce qu’il savait et pouvait dire. Ses débuts étaient peu fluides, il ne savait vraiment que dire, mais au fur et à mesure que son discours avançait il se sentait de plus en plus à l’aise et parvenait à faire voir à son interlocuteur conquis la flamme qui animait chaque mercenaire Selenyte. La conversation ressemblait au fur et à mesure de son avancée de plus en plus à un monologue pour le devenir exclusivement après une dernière intervention du garçon qui croyait avoir vu, dans l’ombre d’un arbre, celle d’un Ecaflip. A table la conversation dériva vers l’histoire et les règles du clan, l’adulte eut un léger sourire nostalgique en entendant les questions, il se souvenait de ses débuts dans le clan, il ne connaissait que superficiellement les livres… maintenant il était à les réciter sans soucis aucun à son neveu, comme transmettant la flamme qui illuminait ses journées sans but.

Oui, comme une flamme… il souffla la bougie alors qu’il entendait déjà les petits ronflements de l’enfant à l’étage.



Citation :
Cette fois aucune question de dernière minute ne vint troubler le timing de Satoshi et il arriva quelques minutes avant le retour à la maison de son neveu, de quoi préparer un bon bol de lailait et d’y faire fondre un peu de chocolat. Alors qu’il buvait à grandes gorgées le jeune garçon ne cessait de se plaindre sur la cure, sur les repas, les activités… tout comme son père et plus généralement tous les membres de la famille Yak aimait à bien manger et à se reposer, chose qu’il ne devait pas faire tous les jours au centre hospitalier de Pandala, Satoshi y avait d’ailleurs un souvenir de cawottes crues à l’eau qui n’était pas pour le ravir, enfin le petiot cessa de se plaindre en concluant qu’il aimerait bien être comme lui.

« Comme… moi ?
- Les mercenaires au moins ils sont libres eux, j’aimerais aussi l’être…
- Libres…
Satoshi regardait le soleil qui disparaissait à l’horizon, ce mot était magnifique, qui n’avait jamais rêvé de liberté ? Qu’entends-tu par libre ?
- Bah… que… quand tu es face à un choix, tu peux choisir l’un ou l’autre... tu n’as rien qui te pousse à aller vers un choix ou un autre, tu fais ce que tu veux…

Satoshi sourit au gamin en lui ébouriffant les cheveux, la question le laissait songeur, jusque-là il avait lui aussi considéré que les mercenaires étaient libres, dans le respect des règles bien sûr, mais récemment il avait été mis devant un choix, devenir maître ou non, et tout au fond de lui quelque chose le poussait, inexorablement, déterminisme 1- 0 Libre-arbitre.



Citation :
Aucune remarque n’était venue troubler le goûter du garçon, celui-ci avait un énorme sourire ceci étant sûrement dû au fait que son séjour à Pandala se finissait le lendemain matin, finies les cawottes, les courses, les assouplissements, les douches glaciales… il allait enfin retrouver le confort de sa vie de sudiste, la lenteur de Sufokia et la douceur de son climat. Satoshi eut un léger sourire triste, il n’était resté que trois jours, mais restait tout de même attachant et l’envie de retourner à Sufokia près de sa famille revint à l’esprit du disciple d’Eniripsa, mais les prix et le nombre de biens dans la cité marine le rappela à la réalité, Pandala était bien plus proche de son budget !

Après un repas léger il emmena son protégé au Sud de Pandala terre pour lui faire observer les étoiles qui différaient plus que ce que l’on pouvait penser de celles visibles sur les quais de sa ville natal, comme tous ceux de son sang le garçon aimait s’allonger dans l’herbe, écoutant l’eau couler vers la mer dont le clapotis des vagues se faisait entendre alors qu’il plongeait ses yeux dans l’immensité du ciel, à se demander si nos ancêtres nous voyaient vraiment de là-haut. Cela faisait une ou deux heures qu’ils observaient ainsi les étoiles, rompant parfois le silence pour quelques phrases échangées, lorsque Yak se rapprocha de son oncle, il semblait avoir peur, timide il lui chuchota à l’oreille « je crois que quelqu’un nous regarde », le mercenaire l’avait aussi constaté, cela faisait longtemps qu’il sentait la présence de quelqu’un à leur côté, ne sachant pas pourquoi il sentait toutefois que l’individu ne leur ferait rien, il se tournait vers son voisin lorsqu’il se rendit compte que celui-ci venait de s’endormir, un nouveau sourire aux lèvres il le hissa sur sa dragodinde.




Citation :
Les au revoir avaient étés brefs, pour le voyage retour le petit avait pu prendre le Zaap ce qui facilita grandement l’organisation. Peu de temps après s’être séparé de son invité Satoshi parti vers Astrub, cela faisait quelques jours qu’il n’était pas passé au repère des Selenyte et il aurait sûrement de la lecture et de la paperasse à faire, ce qui aurait pu paraitre rébarbatif à d’autres ravissait le guide mentor, il adorait avoir de la lecture, sentir qu’on avait besoin de lui, s’occuper, s’investir tout simplement. Après être passé du côté du recrutement et du cercle des Selenyte il passa sans la regarder devant la porte de l’atelier des évènements et ne se retourna qu’arrivé à la fin du couloir… un léger grincement s’était fait entendre, comme celui que fait la troisième latte du parquet de la salle qu’il venait de dépasser et poussa la porte.

Satoshi se réveilla tranquillement et attrapa le carnet qui se trouvait sur sa table de nuit, il le lu rapidement et, arrivé à la fin se leva. Une fois assit à son bureau il prit sa plus belle plume et commença à narrer ce qui s’était passé la veille.

Devant lui, dans la salle, se trouvait un disciple d’Ecaflip au pelage grisâtre, il ne l’avait jamais vu auparavant et sentait pourtant qu’il le connaissait très bien, l’ombre à la fenêtre, l’observateur dans la forêt, celui qui avait mené tous ses actes aussi loin qu’il s’en souvenait se trouvait probablement devant lui.


« Alors c’est l’heure ?
- Il semblerait… »

Le félin baissa la tête et s’approcha de la fée avant de plonger ses yeux violets dans les siens.

« Tu sais ce qui va se passer ? »

[i]Satoshi hocha la tête pour essayer d’oublier qu’il ne savait en fait rien et tendit la main à son interlocuteur. Un éclat de lumière surgit soudain du néant et le disciple d’Ecaflip disparu, seul un carnet était posé au sol, il se baissa et le ramassa, dès les premières pages il se sentit près.

"Lui, c'est un autre moi."


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