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 Drasah, Maître de l'Env'hol

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Drasah
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MessageSujet: Drasah, Maître de l'Env'hol   3/30/2009, 21:25

Laissez-moi vous conter une histoire jeunes amis, une histoire merveilleuse, celle de la rencontre entre un homme, celui qui a marqué ma vie et ma façon d'être, et un jeune disciple d'écaflip...

Drasah marqua un temps d'arrêt, une larme coula sur sa joue, il la laissa
couler pour en goûter l'amertume et la tristesse. Il se ressaisit et continua calmement, d'une voix posée, nul n'aurait pu cerner le trouble qui le tenaillait.

"Cet homme se nommait Jilano. Je vais devoir raconter comment je l'ai rencontré, c'est normal mais ce sera difficile pour moi... Il m'a recueilli lorsque j'errais seul sur les routes reliant Bonta à Astrub en passant par la Montagne des Koalaks. Un jour, alors que je marchais tranquillement, il était apparut derrière moi et avait murmuré, comme le vent, des paroles qui vrillent encore dans mes oreilles :

"Veux-tu être mon disciple jeune Chaton, non, ne réponds pas tout de suite. Si tu me dis oui, il s'en suivra une formation de trois ans avec pour seule échapatoire : la mort. Je lis dans tes yeux une question simple à laquelle je vais répondre. Si tu deviens mon disciple, je t'apprendrai à escalader les plus hautes tours, à faire du silence une seconde nature, à faire du vent un ami unique et à comprendre son murmure. Je t'apprendrai à manier les armes et le combat à mains nues. Je peux t'aider Drasah, et oui, je connais ton prénom, je peux t'aider à sortir de la déprime dans laquelle tu erres depuis des mois."

À ce moment là, je ne savais pas que ce monologue allait changer ma vie.

Je l'ai regardé longtemps, je ne sais combien de temps nos yeux se lancèrent des regards apaisants, interrogateurs et amicaux et surtout, réconfortants. J'acceptai ensuite sa proposition et j'ai alors découvert la véritable...souffrance. Un entrainement intensif d'escalade des tours de Bonta, de longues marches dans des bois avec pour seul but de ne pas faire un seul bruit et de longs moments de silence au sommet d'une tour de Brakmar, à écouter le vent qui murmurait à nos oreilles.

Nous remplissions les trous dans cet emploi du temps par une gestuelle calme pleine d'une chose que Maître Jilano possédait, respirait, dégageait, que Jilano était : l'Harmonie.

L'Harmonie entre la nature, le corps, l'esprit, les Dieux et le monde extérieur. Pendant cette gestuelle, nous discutions également, philosophie, la mort, son utilité, la méchanceté aussi, il m'apprit son dégoût pour les guerres entre Brakmar et Bonta. J'étais fasciné par son entraînement, que dis-je, son enseignement. Après deux mois d'entrainement intensif, les tours de toutes les cités du monde des 12 n'avaient plus de secret pour moi et le silence était en moi et j'avais acquis une part de la sagesse de Jilano.

Un jour, il m'annonça que nous allions aller vers une île alors inconnue pour me perfectionner. Le soir même de notre départ, il fut tomba dans une embuscade et il tua tous les bandits chargés de son exécution. Il les tua avec une telle facilité que celà me fit même sourire. Un sourire éphémère, lorsqu'il s'approcha de moi et qu'il prononça quelques mots, mon sourire se figea.


"Trois heures, me dit-il, c'est le temps qu'il me reste. Ces chiens ont utilisé un poison dont on ne connaît pas l'antidote, je suis mort Drasah, enfin presque, ne perdons pas notre temps, je vais t'enseigner les bases de ce que j'aurais dû t'apprendre, tu évolueras seul mais garde toujours ces mots à l'esprit : Entraide, Harmonie et Savoir. Aide celui que tu peux aider, toujours, essaye également d'en savoir toujours plus sur chaque chose mais n'oublie jamais que tu es un ignorant car "Celui qui croit savoir n'apprend plus rien" et pour l'Harmonie, qu'elle guide tes pas, tes mouvements, ta pensée, tes actes, qu'elle te guide."

Nous bavardâmes encore deux petites heures avant qu'il ne commence à délirer puis, tristement, à mourir.

Lorsque j'eus fini le bûcher que je voulais édifier en son honneur, je ramassai les cendres et je les incrustai dans mon Gelano, pour son nom, proche de celui de mon Maître mais également pour le savoir toujours proche de moi.
J'avais facilement reconnu les bandits qui avaient attaqué Jilano et je fus rapidement à leur Quartier Général. Je saisis mon As de Pique et le lançai de toutes mes forces dans la salle, il rebondit avec un bruit mat sur la couronne du "Roi des Voleurs", comme il aimait qu'on le nomme. Il me regarda puis dit simplement que c'était une affaire entre lui et moi, personne ne devrait s'en mêler. J'entrai dans la pièce et nous nous sommes affrontés, longtemps puis, un léger instant, je me souvins des paroles de Jilano ; l'Harmonie. Je la laissai entrer en moi puis, d'un simple mouvement, j'attrapai son mouvement, je me glissai le long de son bras et je lui assenai trois coups de coude : estomac, côtes, nez.

Il s'écroula, lamentablement, je saisis mon As de Coeur et le posai contre sa gorge et toutes les discussions avec Jilano me revinrent en tête ; l'utilité de la mort, la haine,... Je me rendis alors compte que tuer ce vaurien ne ramènerait pas mon Maître. Je le lachai alors, sautai par la fenêtre, crochetai la goutière et je tombais dans le vide avant de me rattraper à une infime infractuosité dans le mur. Je descendis alors lentement jusqu'au sol. Je me rendis alors au premier endroit où j'avais rencontré Jilano pour poursuivre mon périple...


Ce n'est que des années plus tard que je l'ai revu et que j'ai découvert une vocation : l'écoute du vent, le charme de son chant et la sensation qu'il produisait sur mon corps lorsque je le fendais en sautant...

Un pas, un autre, un kilomètre, un autre, un chemin, un autre, un paysage, un autre, tel était devenu le quotidien de Drasah ces derniers mois. Blessé par le refus qu'on lui avait imposé, il s'était retiré du Monde des 12, ou du moins, du Monde des 12 connus. Moyennent quelques kamas, Otomai lui offrit une potion lui
permettant de traverser l'océan au delà l'île de Grobe. Il y avait, selon la légende, un vaste monde au delà de cette étendu d'eau. Drasah en avait déjà entendu parler et il voulait le découvrir, peut-être que l'inconnu lui apporterait des réponses, les réponses tant attendues par le disciple d'Écaflip... Mais il se trompa, il n'y avait rien de l'autre côté, rien de vivant du moins, les paysages désertiques
succédaient au paysages rocheux,... Drasah s'en voulait, il se remit en question, il remit sa vie en question, ses choix, son destin. Ce
qui devait arrier arriva, qui dit nouveau monde, dit nouvelles maladies, qui dit nouvelles maladies dit pas de protection, qui dit pas de protection dit Drasah attaqué. Et c'est ce qui se produisit, le disciple du dieu joueur fut attaqué par une terrible maladie qu'Eniripsa elle-même n'aurait pu soigner. Il tomba alors dans un
profond comat...

Les rêves, les cauchemars, les souvenirs, le futur, tout se mêlait dans un sommeil profond mais surtout long, trèèès long. Puis soudain, la révélation. Le réveil, immédiat avec pour seul souvenir, une vision, un rocher, immense, Drasah regarda autour de lui et le localisa immédiatement. Il lui fallait l'atteindre, la réponse à toutes ses questions s'y trouvait, il ne savait pourquoi, ni comment, mais il devait y aller. Une voix s'introduisit alors dans sa tête et murmura :

Marche Drasah, ne te presse pas, l'empressement et la maladresse sont l'ennemi du sage.

Le chaton appliqua, il prit deux jours pour atteindre le rocher et il prit deux jours de plus avant de grimper au sommet, il n'était pas sûr de le pouvoir, de le vouloir, il lui fallait réfléchir.
Petit à petit, ses souvenirs revinrent, et il se souvint des trois hommes qui
avaient rythmé sa vie : le plus grand d'abord : Jilano, son maître incontesté, de nombreuses personnes avaient pensé lui apprendre des choses mais tout lui venait de ce sage (cfr ma candidature de Maître), Enayar ensuite, ce protecteur et cet homme qui était à la base du clan Selenyte, un homme bon, drôle et puissant mais aussi aimé et respecté. Respecté, ce mot résonnait dans sa tête, le respect, c'était quoi au fond ?...
Le dernier homme apparut dans sa tête comme un coup de tonnerre : Garni, non pas son maître comme certains le pensaient mais son ami, celui qu'il considérait comme son frère d'armes. Un homme, ou un squelette sans qui il n'aurait pu imaginer sa vie...
Après 48 heures de réflexion, sans prendre le temps de dormir, Drasah escalada facilement la paroi vertigineuse. Facilement, c'était le mot, après l'enseignement qu'il avait suivi avec Jilano, il autrait pu le faire les yeux bandés une main dans le dos. Mais là n'était pas la question, la question était de savoir ce qu'il allait
trouver au sommet. La vérité est tellement incroyable des fois qu'on ne peut y croire, Drasah se pinça, se frappa, s'embrassa, souleva des pierres, tout, absolument tout, lui faisait bien comprendre qu'il ne rêvait pas et que Jilano était bien en face de lui, ce sourire énigmatique flottant toujours sur ses lèvres...

- Pas de question, pas maintenant, ce n'est pas le moment, plus tard...Désires-tu du thé ?
- Ben..heu..oui, avec plaisir.
- Tu n'as rien perdu de mon enseignement, je suis fier de toi. Tu respectes toujours le silence lorsqu'il le faut et tu m'obéis encore, ce qui était la seule chose dont je doutais.
- Délicieux le thé...
- C'est dur hein, de se retenir d'exploser malgré toutes ces questions qui fourmillent à l'intérieur de nous... Je ne suis pas sadique, je vais te répondre. Premièrement, je suis bien mort mais tu es bien réveillé. Au delà du Monde des 12, il y a le Monde du 1, ce un est la mort, invincible, les Dieux n'ont jamais pu l'empêcher et elle gouverne en ces terres. Tous les morts du Monde des 12 viennent ici, tu as fait
quelque chose que presque personne n'avait fait avant toi, tu as vaincu la mort.

- Moi ? Heu...ou pas du tout quoi.. --'
- Je vois que tu n'as rien perdu de ton humour insolent. Effectivement, tu es passé
ici mais sais-tu pourquoi ? Je suppose que non, tu y es parvenu car tu en avais le besoin, pas un besoin comme le besoin de carotte et de jouer, le besoin vital. Si tu n'étais pas venu ici, tu serais mort.
En effet, cette non-vie dans laquelle t'a plongé ton echec t'a montré ce dont tu avais vraiment besoin. Et cette réponse, tu l'as eue en bas de ce rocher, sous la forme d'une personne...

- Aïe, j'ai vu trois personne se bousculer dans ma tête...
- Aaah, je savais que tu étais exceptionnel mais à ce point là, je ne savais pas, raconte moi.

Et Drasah se lança dans son explication. Un coucher de soleil, un autre, puis un lever.

- Après cette courte discussion suivie de cette encore plus courte méditation...
- Courte ?!?
- Tu sais Drasah, deux jours, pour un mort qui a l'éternité, ce n'est rien... Je disais que tout me paraissait clair, et toi, qu'en est-il à tes yeux ?
- Je pense que ton image m'a apporté le besoin que j'avais d'être et de me sentir marchombre (cfr un livre de Pierre Bottero, pour ceux qui l'auraient lu ). L'image de Garni m'a fait revenir à l'esprit ce qui comptait le plsu à mes yeux, l'amitié et l'amour et l'image d'Enayar...
- Ne fais pas comme si tu ne savais pas. Mon image a donné un sens à ta vie, marchombre. Celle de Garni a donné un sens à ton passé quant à celle d'Enayar, elle donne un sens à ton avenir. Ta voie est celle des marchombres, toujours, mais elle peut, pour toi, continuer en parallèle avec celle des Selenytes. Tu es un Selenyte Drasah, au plus profond de toi, tu le seras toujours. Lève toi maintenant, et va, rentre chez toi...
- Comme ça ? Là, maintenant ?
- Oui, et ne l'oublie jamais, je serai toujours là pour toi et avec toi. Ne crains rien. Médite sur ce que je t'ai dit durant ton périple.

Drasah le fixa, droit dans les yeux. Il y eut un lever de soleil, puis un coucher
et un autre lever. Une larme coula sur la joue de l'écaflip puis, il tendit son bras, présentant son poing à son maître qui y apposa le sien, transmettant à Drasah une vague d'amour et de force. Puis, ce dernier se retourna et, regardant au loin, il fit son premier pas, le premier pas d'une nouvelle vie.


- Drasah je voudrais te dire quelque chose, en réponse à ce que tu as dit sur ma tombe, il y a quelques mois... Moi aussi, je t'aime.

La gorge nouée, il l'embrassa des yeux puis, un souffle de vent et Jilano s'envola, porté par le souffle divin...

Nous revoilà au début de notre histoire, un pas, un autre, un kilomètre, un
autre, un chemin, un autre, un paysage, un autre, une vie, une autre. Une autre qui commençait, dès à présent.
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MessageSujet: Re: Drasah, Maître de l'Env'hol   3/30/2009, 21:40

Drasah bondit, crocheta une branche, tourna et s'élança encore plus haut. Il pivota au dernier moment d'un milimètre pour esquiver le coup mortel que lui préparait l'Abrakleur Sombre, puis, lassé de cette simplicité, il continua son entraînement vers plus complexe, la cime de l'Arbre Hakam.
Attrapant les branches, les laissant filer, maîtrisant son art à la perfection, il grimpa -mais pouvait-on appeler cela grimper ?- jusqu'à une altitude plus complexe.

"Plus amusante aurait dit Jilano" pensa l'écaflip en souvenir de son ancien Maître.
Atterrissant au milieu des Bitoufs Aériens et des Kaskargo, Drasah prit peur.
"Ok, tu te concentre et tu restes calme, tu n'es pas là pour combattre des monstres trop puissants, tu es là pour rechercher cette liberté merveilleuse, celle que te procurent la caresse de l'air, le chant du vent, ou le vertige sous tes pattes. Alors on respire un grand coup, on fléchit les jambes et on s'attaque à la cime."
Se remémorant son enseignement, Drasah plia délicatement les jambes et s'élança au moment où le Bitouf lui sautait dessus. Incrédule, le pauvre z'oziau traversa le vide, incrédule, il regarda partout utour de lui.
Drasah était déjà loin, bien plus loin.
Esquivant encore quelques branchages qui menaçaient d'assomer un Trool tellement leur vitesse était grande, Drasah atteignit enfin le sommet.
Se dressant face au vent, il ressentit la caresse de l'air qui pansait les plaies sur ses muscles engourdis et endoloris par l'effort qu'il venait de fournir, le chant du vent qui pansait les plaies invisibles de son coeur, de son âme et le vertige, béant, qui s'étendait sous lui et qui lui rappelait à quel point ce qu'il possédait ici, tout en haut, était rare et cher ; la Liberté.
Drasah regarda autour de lui, il voyait presque partout, des aventuriers trimant contre un Kimbo en pleine forme sous ses pieds, au Nord, il apercevait un groupe d'aventurier sûrs d'eux pénétrant dans le Labyrinthe du Minotoror.
À l'est, la vaillante cité de Brakmar qui s'armait pour, sans doute, de nouveaux raids contre Bonta, Bonta qu'il apercevait, loin au nord.
Puis, regardant à l'ouest, il ne vit qu'un immense désert, une image en fait, mais peu de gens le savait... Puis, voulant regarder vers la petite cité d'Astrub, il fut bloqué, il le savait, par l'immense montagne des craqueleurs au sommet de laquelle un jeune féca tentait désespéremment de sauver son groupe déjà mort par l'immense frappe du Craqueleur Légendaire.
Drasah tenta alors de s'imaginer Astrub, les yeux mi-clos, le vide sous ses pieds, ne tenant que sur une branche d'une largeur minime qui menaçait de se briser à tout instant. Il s'imaginait le Zaap, toujours surchargé de jeunes aventuriers, puis il remonta et il se remémora une maison, un monument dans sa vie, la Maison des Selenytes.
Plus bas, bien plus bas, un Nerbe se retourna violemment, de frayeur sans doute, après le choc que la larme de Drasah avait dû lui causer...
L'écaflip se souvint de tous ces bons moments passés au sein des mercenaires.
Son entrée d'abord, où il avait dû raconter son histoire, à nouveau, avec souffrance, mais ensuite, il se sentit comme libéré d'un poids.
Ensuite, son entraînement et ses quêtes avec le célèbre SramRlipopette, alias Garni, don il avait hérité les commentaires sanglants en candidature.

"Jamais je ne l'oublierai, quel sram..."
Il se remémora sa montée en grade, les réunions et puis sa pause, causée par une maladie qui faisat des ravages chez certains Selenytes, l'Hier-Ayle.
Il avait souffert comme peu ont souffert mais, mi Janvian 639, il s'était relevé de sa maladie et était revenu dans le Clan, se montrant le plus actif possible, pour rappeler aux autres qu'il existait !
Il se lia d'amitié avec des êtres hors du commun tels que Zae, Vic-tor ou son Piafounet, des êtres qu'il regrettait de n'avoir connu plus tôt, maladie de malheur... !
Il regarda les ailes qui battaient dans son dos, mises à mal par la puissance du vent à cette altitude, il les aimait, elles représentaient tant de choses, tant de valeurs telles que l'amitié, l'entraide, la force aussi ou la persévérance. La patience aussi...
C'est en pensant à ces valeurs que Drasah avait envisagé d'augmenter en grade, pour les faire perdurer, les incarner, les louer.
Après plus de trois heures d'escalade intensive, avec un esprit plus que concentré sur les branches, mortelles où les monstres, aggressifs, Drasah médita, il pensa à ce qu'il pouvait apporter au Clan, celui-ci lui avait déjà tellement apporté.
De la maturié, bien sûr, mais aussi de la force mais surtout, surtout des amis fidèles et nobles, des amis sur qui on peut compter, des amis qui sont tout et sans qui on est rien.
Il se dit alors qu'il pourrait apporter un pilier fort au Clan, une valeur sûre, en effet, il y était depuis plus d'un an et il faisait partie des plus anciens. Il pouvait également apporter un conteur d'histoires confirmé mais surtout, surtout, il pouvait apporter un ami pour tous.

Après quelques heures de méditation, Drasah se releva et admira la nuit qui était tombée, le nombre d'étoiles dépassait ce qu'il pouvait imaginer et pourant, ce n'était pas la première fois qu'il voyait ce spectacle, l'entraînement qu'il venait de se faire subir aujourd'hui lui était hebdomadaire, mais il restait tout de même bouche bé face à tant de beauté.
Il se releva enfin et, face au vent, ses ailes à moitié repliées pour empêcher une déchirure, il sauta dans le vide. Pour Drasah, rien n'était plus agréable que la sensation de danger, mêlée à celle de la liberté. Le vent chantait très fort à ses oreilles, d'autres auraient dit sifflaient, mais Drasah le comprenait, le vent lui chantait une mélodie, une poésie :


Vent qui chante
Liberté montante
Bonheur


À deux cent mètres du sol, Drasah écarta les bras et attrapa une branche de l'arbre,sous l'effet de la vitesse, la branche se courba, Drasah balança alors à plus de trois cent kilomètres à l'heure dans la jungle sombre, esquivant les arbres et les monstres puis, à l'orée de celle-ci, il lâcha la branche et se retrouva, flottant dans l'air, dans l'océan qui entourait l'île.
Se repérant rapidement, il nagea vite les cinq kilomètres qui le séparaient de la rive.


Brrrrrr, j'adore voir les étoiles la nuit mais l'océan est vraiment, vraiment beaucoup trop froid...

Il se balada encore un peu dans la jungle puis, ennuyé car il venait de s'y exercer, il s'en alla vers Moon et, entrant dans la Jungle, il aggripa une liane et, s'élançant d'un arbre à la taille impressionnante, il survola la jungle, lâcha prise, en attrapa une autre à la dernière seconde, manquant d'atterrir dans une casserole de Kaniboules.

Voici donc la fin de cette histoire, celle qui vous expliquera mon nom, un nom banal pour certains mais hors du commun pour moi. Lorsque je m'envole, d'un arbre, d'une liane, d'une tour, je retrouve deux choses qui ont guidé ma vie : la Liberté et l'Harmonie, j'y retrouve la plénitude que chaque être recherche...
Et, il s'envola ainsi, de lianes en lianes, heureux.
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